On fait quoi, maintenant?

Bon, le décalage horaire, c’est fini. Il va falloir trouver autre chose à faire, maintenant.

Après une petite balade en ville, on s’est fait un gros coup de blues. Genre, OK, il n’y a pas grand chose à faire ici, et l’appartement Ikea à Taringa, c’est loin d’être la raison qui nous a fait quitter notre chez nous à nous.

A ce point de l’histoire, il faut quand même que je parle un peu de notre hébergement.

Pour trouver notre premier logement, nous sommes passés par un site pas mal, AirBnB, qui met en relation des voyageurs comme nous et des gens qui louent une chambre chez eux. Notre première trouvaille était géniale mais, évidemment, on a trop attendu pour réserver et on se l’est fait piquer. C’est le jeu. Du coup, peu de temps avant de partir de France, on a trouvé autre chose. Moins glamour, moins « palmiers et piscine », mais raisonnable pour se remettre du décalage horaire. On tapote sur internet pour réserver et le mec nous répond illico « Ah ouais, mais c’est pas comme ça que ça se passe, il faut montrer patte blanche; d’abord je ne loue pas à des gens qui ne mettent pas leur photo sur le site. » OK, soit, il est 23h est on bosse encore le lendemain, mais on se prête au jeu, on prend une belle photo avec la webcam (non, je ne la posterai pas ici), gueules de pirates en sortie de boîte, bien frais, bien engageants… on remplit les cases à la va-vite, on pense en avoir fini, mais il faut vraiment montrer patte blanche sur ce site, avec scan de la carte d’identité et lien avec un compte Facebook pour vraiment garantir qu’on est qui on dit qu’on est. Du coup il est minuit passé et on se couche.

Le lendemain, le mec nous répond, évasif, qu’il va voir plus tard. En relisant le profil, et surtout en voyant la photo et en me mettant à sa place… je ne peux pas lui en vouloir. Bref, on n’a pas fait affaire.

Du coup, en ayant bien retravaillé le profil et mis des photos « présentables » genre celles de nos profils Facebook, en ajoutant une pointe d’humour et en insistant sur le fait qu’on est des gars bien, sympas, cools, mais aussi gentils et respectueux…  je recontacte d’autres logeurs. C’est là que je tombe sur Thomas T. et son appartement avec Gym et Piscine (voir premiers articles). Là, le poisson mord et on fait affaire. Une semaine avant le départ, on sait où on va dormir et il y a une piscine. Tout va bien.

On arrive le 4 octobre à peu près à l’heure dite. Thomas T. vient nous ouvrir et, à part que le logement se trouve dans un immeuble de quatre étages qui est en vis à vis total avec un autre immeuble jumeau (et qu’on a l’impression de regarder la mosaïque de Canalsat 24h sur 24), le lieu correspond à l’annonce. On se couche, on dort, on dort encore et tout va bien.

Thomas T. est un ancien militaire allemand qui a fait des études d’informatique grâce à l’armée et qui est arrivé en Australie il y a 5 ans pour bosser dans le management de projet informatique, d’abord dans une boîte, et depuis peu à son compte. Il pense travailler à peu près à mi-temps pour continuer de voyager… A priori, on aurait des choses à échanger. Sauf que le gars, je ne sais pas, on doit lui faire peur, il ne nous parle pas. L’information que je viens de livrer, il me l’a donnée les deux seules fois en une semaine où il a dit autre chose que bonjour. Ce n’est pas grave en soi, on n’est pas venu chez lui pour devenir potes, c’est juste un logeur…

Mais je reviens maintenant à notre coup de blues: on a tout quitté pour aller de l’autre côté de la planète, et une semaine après le départ, on ne peut pas dire que ça vaille énorme le coup. La city est un quartier à l’américaine sans grand intérêt, Fortitude Valley, l’endroit qui bouge la nuit, est super glauque le jour, Chinatown semblait plus prometteuse (c’est la rue d’à côté) mais on avait juste faim trop tôt et rien n’était ouvert (pour la petite histoire, le premier soir on a eu faim trop tard et tout était fermé…), non, franchement, ce n’était pas notre journée.

Et puis on a commencé à regarder ce qu’on pouvait faire pour améliorer l’expérience et on a trouvé (heureusement!).

Ce qui se profile maintenant, en guise de petite bande annonce pour que vous reveniez sur ce blog:

2 semaines de road-trip en van, d’abord le long de la Sunshine Coast vers le nord et la grande barrière de corail, puis direction l’intérieur des terres, vers le centre (Alice Springs et Ayers Rock / Uluru) avant de redescendre vers Melbourne. Le van est loué d’aujourd’hui.

Et puis on est retourné sur AirBnB pour se trouver d’autres plans qui ont l’air bien plus sympas, notamment sur Melbourne. On en reparlera, je vous promets.

Du coup ça va mieux. Aujourd’hui, je me suis acheté un chapeau et trois T-shirt Star Wars, et on a enfin profité de la piscine, c’est pour dire!

Sunshine Stef

0 commentaire sur “On fait quoi, maintenant?

  1. Excellent blog, excellent titre « errances terriennes…. »j’aime beaucoup ce que tu as écrit Stéfan! Spirituel et drole….histoire des photos « présentables » à minuit et « Thomas T… » ….Bon voyage « ragazzi », take care and enjoy

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