Vancouver – La ville des gens qui sortent de la ville

Emportés par le mouvement (je rappelle que suis suis monté sur un vélo!), et grâce à l’invitation de Liz (rencontrée à Melbourne, revue à Vancouver, on l’attend à Seattle et en Europe avec Larissa quand elle veut – Message personnel: Hi Liz!), nous avons continué notre séjour en Colombie britannique sous le mode de l’excursion. Encore une fois, rien d’extrême, il y a eu voiture et téléphérique, mais nous sommes sortis de la ville, comme les vancouvérois.

Lions Gate Bridge
Lions Gate Bridge

 

Forêt pluviale

Pour sortir de Vancouver et aller vers le nord, il faut traverser le parc Stanley et passer le Lions Gate Bridge (il n’y a qu’un autre pont qui traverse le Burrard Inlet, et les rouennais savent ce que c’est que de manquer de ponts!). Cela dit, nos horaires nous faisant généralement éviter les heures de pointe et nous avons profité de la route et de ses attraits sans les encombrements.

Direction le nord, donc. Pas très loin, environ 130 km, mais un vrai changement de paysage pour nous. D’un côté, l’océan Pacifique et une multitude d’îles, de l’autre, les premiers contreforts des Rocheuses canadiennes. Et la forêt.

Je ne dirai pas « on se croirait dans Wolverine« . Mais bon… parfois…

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Non, nous ne l’avons pas rencontré (il devait être avec Florent Pagny et Nicolas Hulot – ça c’est un message personnel pour ceux qui suivent tous les articles: Merci!)

Pour nous, le terme forêt pluviale est plutôt lié à la forêt tropicale. La dernière fois que nous l’avions entendu, c’était au Pérou. Mais le même terme s’applique aussi à la forêt d’ici. Et bien entendu, la végétation, bien qu’abondante, n’a rien à voir avec la jungle. Ca sent le bûcheron, tout ça, je vous le dis!

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Orée de la forêt pluviale

Shannon Falls

Première étape, Shannon Falls. Oui, encore des chutes. Celles-ci sont les troisièmes plus hautes de Colombie Britannique. Sans prétention, elles sont juste là, dans la forêt, avec des chemins pour les atteindre, certes, mais pas de casino ni de musée de cire. Ca fait du bien.

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Shannon Falls
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Shannon is still falling

 Skwxwú7mesh

La ville voisine s’appelle Squamish, d’après le nom du peuple autochtone de la région les Skwxwú7mesh.

En voyant le panneau, je me dis « Il y a des linguistes qui se font plaisir, quand même! Skwxwú7mesh, vraiment? Y avait pas plus simple comme retranscription? »

Mais le mot se prononce: comme ça: [cliquez pour l’entendre], ce qui donne en alphabet phonétique international [sqʷχʷuʔməʃ]. Evidemment, on a envie de répondre « A vos souhaits », mais ce serait indubitablement manquer de respect à cette Première nation toute entière, donc je vous prierai de vous abstenir (Message personnel: Gilles…).

Pour les curieux, le signe 7 au milieu du mot indique ce qu’on appelle une occlusive glottale. Ca va mieux ? En fait c’est un son assez commun, mais produit inconsciemment en français pour séparer deux voyelles. Si vous récitez à voix haute « A E I O U », vous sentez qu’il y a comme un claquement qui vient du fond de votre gorge avant chaque son. C’est une occlusive glottale. Vous pouvez la supprimer si vous voulez, mais les cinq sons se lient alors entre eux, vous glissez de l’un à l’autre. En phonétique, ce son est retranscrit par le signe ʔ qui n’existe pas forcément dans toutes les polices de caractères. D’où son remplacement par le signe 7 qui lui ressemble assez. C’est un indice évident de l’intervention de linguistes dans cette retranscription. Mais je persiste à dire qu’ils se sont fait plaisir (peut-être même plus que celui qui a établi les règles orthographiques du corse…).

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On s’y fait, en fin de compte

Juste pour continuer sur les panneaux bilingues, Vancouver est retranscrit K’emk’emeláý. Le k’ marquant un k éjectif, c’est à dire un k suivit d’un léger souffle, comme certaines prononciations « racaille » du mot keum. Pour le moment je n’ai aucune idée de ce que ce mot signifie… Evidemment, le nom originel de cet endroit ne pouvait pas avoir été donné par les autochtones en hommage au capitaine George Vancouver qui a exploré l’endroit en 1792!  Je vous tiens au courant.

Skwikw

Dernière étape, Whistler (en Squamish : Skwikw, soit la marmotte des Rocheuses –  Marmota caligata)

Skwikw
Skwikw

Whistler est une station de ski qui a accueilli les jeux olympiques d’hiver de 2010 (Message personnel: Arnaud, Gwen, on a pensé à vous). Donc, c’est un peu la montagne. Le truc malin c’est que l’été, pour continuer à attirer les touristes, les pistes ne retournent pas à l’état de pâturage, mais deviennent des pistes de mountain bike. J’ai appris depuis que ça se fait par chez nous aussi, ce qui tombe bien parve que ça marche pas mal. (Message personnel: François T., merci!)

Je suis monté sur un vélo pour faire le tour du parc, OK, mais pour descendre de la montagne… même à cheval je ne le ferais pas. Etc’est aussi pour ça que Dieu à créé les téléphériques.

Belle balade, vraiment. Et puis voir de la neige, après tant de temps, ça fait tout bizarre!

En plus on a à * peu près évité le mauvais temps qui était prévu pour la journée. Les nuages ont surtout menacé… Sauf en haut de la montagne où ils ont mis leurs menaces à exécution.

* a7à, vous avez compris, maintenant!

Et je terminerai par un aveu: mon nouvel appareil photo est assez mauvais s’il manque un tant soit peu de lumière (OK, très mauvais), donc j’ai un peu photoshopé les images de ce voyage. Mais l’ours est vrai.

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Excès de photoshop

 

0 commentaire sur “Vancouver – La ville des gens qui sortent de la ville

  1. Explications passionnantes, merci à tous les deux!
    Il a fait lourd à Rouen, maintenant, vous nous faites voyager en téléphérique et dans la neige… J’ai attrapé un chaud et froid et j’ai un peu mal à la gorge, du coup… peut-être un début d’occlusive glottale… mince alors!

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